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Coekipia

Étude de cas SC MECA

Le chiffrage de pièces d'usinage, de plusieurs heures à quelques minutes

SCMECA
Client
SC MECA — Mécanique de précision, La Grand-Croix (42)
Industrie
Mécanique de précision, usinage
Employés
6
Durée
1,5 mois de développement
Accompagnement Coekipia
Cahier des charges fonctionnel puis développement du logiciel — chiffrage automatisé de pièces d'usinage, sept modules

Le contexte

SC MECA usine des pièces de précision. Chaque demande client arrive sous forme de plan, parfois accompagné d'un cahier des charges, souvent pas. Il faut en déduire une gamme de fabrication, des temps, des matières, des sous-traitances éventuelles, des coûts de centre de frais, et arriver à un prix de vente cohérent avec la stratégie de marge. Ce travail exige simultanément une lecture technique du plan et une connaissance fine des coûts internes. Dans une structure de trois à cinq personnes, il est assuré par la direction ou par un technicien, entre deux urgences de production. Deux conséquences directes. Le délai de réponse s'allonge, et sur des marchés où le premier à répondre prend souvent l'affaire, ce délai coûte du chiffre. Et la qualité du chiffrage devient inégale : chiffré sereinement, un dossier est juste ; chiffré à la fin d'une journée d'atelier, il est prudent — c'est-à-dire trop cher, ou dangereusement optimiste.

Cas client SC MECA

Les enjeux du projet

Le premier enjeu était de reproduire une logique de chiffrage, pas de la simplifier. Un outil qui applique un ratio au poids de la pièce produit un chiffre, pas un chiffrage. La cible était la reconstitution de la gamme : phases de fabrication, centres de frais mobilisés, temps de préparation et temps de fabrication, matière, sous-traitance, outillage. Le deuxième était la traçabilité du calcul. Un devis produit par une boîte noire est indéfendable en négociation. Le chiffrage devait être décomposable, ligne à ligne, pour que le dirigeant puisse expliquer son prix — et le défendre. Le troisième était l'appropriation. Chez un client de cette taille, il n'existe pas de service informatique, pas d'utilisateur référent dédié, pas de temps pour une conduite du changement étalée sur six mois. L'outil devait être pris en main immédiatement, ou il ne le serait jamais. Le quatrième était la capitalisation. Chaque affaire chiffrée est une donnée. Sans mémoire, l'entreprise recommence à zéro à chaque demande, y compris sur des pièces déjà traitées.

L'accompagnement Coekipia

Immersion et récupération de l'existant. Coekipia a travaillé à partir des fichiers de chiffrage réellement utilisés et de l'historique des devis, pas à partir d'un modèle théorique. La structure de centres de frais, les taux horaires, les phases standards, les coefficients de sécurité : tout cela existait déjà, dispersé. Le premier travail a été de le rassembler et de le rendre cohérent. Rédaction du cahier des charges fonctionnel. Formalisation des règles de calcul à chaque niveau — phase, ligne, chiffrage global — puis validation par le client. Ce cahier des charges a ensuite été repris intégralement en annexe contractuelle : ce que Coekipia s'engage à livrer est écrit, mot pour mot, dans le contrat. Développement en un mois et demi, structuré en sept modules. Recette et formation, avec un interlocuteur unique désigné de chaque côté.

La solution mise en place

Le logiciel prend en entrée le plan et les éléments de la demande, et en produit une proposition de chiffrage structurée. Le calcul est décomposé selon la logique métier réelle. Au niveau de la phase : temps de préparation et temps de fabrication multipliés par la quantité, appliqués au taux horaire du centre de frais mobilisé. Au niveau de la ligne : matière, sous-traitances, outillage, cumul des coûts de phases. Au niveau du chiffrage : somme des lignes, frais annexes, coût de revient, application du coefficient de sécurité, prix de vente, marge et taux de marge. Chaque montant reste attaché à sa règle de calcul. Le chiffrage est modifiable à tous les niveaux : l'outil propose, le chiffreur ajuste, et l'ajustement est conservé. Les affaires chiffrées alimentent une base exploitable, qui permet de retrouver les pièces déjà traitées et de s'appuyer sur l'historique plutôt que de repartir de zéro.

Les bénéfices

Le temps de production d'un devis passe de plusieurs heures à quelques minutes. Sur des marchés où la réactivité départage, c'est un avantage commercial direct. Le chiffrage cesse d'être suspendu à la disponibilité d'une personne. Il devient un processus de l'entreprise, avec ses règles écrites et sa mémoire. Et le prix redevient défendable : chaque euro annoncé est rattaché à une phase, un temps et un taux.

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